Quel est le nouveau capitalisme d’État américain de Trump 2 ?

La politique économique du second mandat de Donald Trump s’inscrit partiellement dans la tradition néolibérale, cherchant à réduire le rôle de l’État perçu comme une entrave à l’initiative privée. L’administration adopte ainsi une orientation pro-business qui repose sur la dérégulation et les baisses d’impôt.

En mai 2025, par exemple, le délai d’examen des terrains fédéraux destinés au forage pétrolier et gazier a été réduit de douze à six mois – en menant simultanément les évaluations foncières et environnementales –, ce qui permet d’accélérer les investissements dans le secteur de l’énergie. Dans la même logique, l’administration a révoqué l’« endangerment finding » adopté sous Obama en 2009, qui permettait à l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis de réglementer les émissions de CO des voitures, des centrales électriques et des industries.

Les dispositions fiscales du One Big Beautiful Bill Act cherchent pour leur part à alléger l’impôt au nom de la compétitivité. La loi prolonge et pérennise les baisses d’impôts adoptées en 2017, relève le plafond de certaines déductions fiscales et introduit de nouveaux avantages fiscaux pour les entreprises. Elle rend également permanente la déduction immédiate de 100 % de certains investissements productifs, incitant ces dernières à accélérer leurs dépenses d’équipement.

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