Une visite littéraire de Manchester

La ville de Manchester en Angleterre est, avant tout, connue pour ses deux grands clubs de football. En tous cas pour les adeptes du ballon rond.

Mais Manchester c’est aussi (et surtout?), de Marx et Engels à John Cooper Clarke, une ville qui présente une riche histoire littéraire.

Manchester a un riche héritage qu’elle doit à Karl Marx et ses écrits sur les conditions de travail qu’il observe dans l’Angleterre en pleine révolution industrielle au milieu du XIXe siècle, John Cooper Clarke, poète punk de Salford, et Carol Ann Duffy, poète qui vit dans la ville depuis près de 20 ans.

Voici une visite littéraire de la ville de Manchester à partir de lieux et sur les pas des écrivains  qui ont marqué la ville :

Commencons par la gare d’Oxford Road – et sa librairie du centre artistique Cornerhouse qui reste l’une des meilleures de la ville pour la littérature artistique et cinématographique – avant de flâner le long de Whitworth Street West, en passant par The Ritz, le lieu où Cooper Clarke a rencontré Salome Maloney.

Puis direction La Fondation internationale Anthony Burgess, dédiée à l’écrivain originaire de Manchester, qui abrite une collection de biens excentriques, dont le manuscrit original d’Orange Mécanique, avec des essais de l’auteur, et des lettres à Stanley Kubrick, qui a dirigé le film inspiré du livre.

En direction de la place Saint-Pierre, la bibliothèque centrale de Manchester a rouvert ses portes en mars dernier. Depuis, elle a accueilli quelque 300 000 visiteurs avec ses médias de haute technologie, son espace d’exposition contemporain et sa bibliothèque interactive pour enfants, tandis que ses ornements architecturaux originaux ont été restaurées pour leur redonner la gloire des années 1930.

Ville de Manchester, visite littéraire

Une visite à la bibliothèque et à la galerie néo-classique de Portico, sur la rue Charlotte, est comme un voyage dans le temps. La collection de livres poussiéreux du 19ème siècle, y compris la littérature de voyage, les biographies et la fiction en première édition, offre un aperçu de la mentalité de Manchester à l’ère industrielle. La salle de lecture est réservée aux membres, mais le café et la galerie sont ouverts à tous, tout comme le programme d’événements littéraires.

Une promenade à travers les rues à Deansgate vous amène à la bibliothèque John Rylands, nommé d’après le magnat du coton du 19ème siècle. L’ajout d’une aile moderne à la structure néo-gothique existante a créé un nouvel espace d’exposition et un centre d’étude pour compléter l’ambiance feutrée de la salle de lecture historique. Il y a des visites du bâtiment et de sa collection le troisième jeudi de chaque mois. Visites gratuites mais réserver est conseillé.

La bibliothèque de Chetham, fondée en 1653 et qui prétend être la plus ancienne bibliothèque publique du monde anglophone, retrace l’héritage littéraire de Manchester à l’époque des Tudor. L’espace des cloîtres et des cours a toujours été un refuge pour les personnes studieuses. Marx et Engels ont travaillé ici, et leur bureau dans une alcôve de la salle de lecture lambrissée est maintenant un lieu de pèlerinage.

Finissons par le quartier d’Ardwick, où la maison d’Elizabeth Gaskell, la maison familiale de l’auteur de Cranford, a ré ouvert après une restauration de trois ans. Gaskell a documenté la révolution industrielle de Manchester de son bureau après le déménagement de la famille en 1850. Ses vues contrastaient fortement avec les idéaux de l’ère victorienne: «Peu de voix féminines étaient aussi courageuses que la sienne», dit Janet Allan de la Gaskell Society. « Sa plus grande compétence était d’utiliser la narration pour aborder les questions sociales de l’époque. »

Une visite à pied de Manchester montre que même si la ville a évolué, elle reste une source d’inspiration littéraire.

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